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Bio d'Alain-Yan

aym59Depuis ma plus tendre enfance, j’ai eu l’impression de vivre dans un monde où les gens répètent le même rêve sans se poser de questions ni laisser tomber les masques. La notion de citoyenneté galactique m’apparaissait plus sensée que les concepts nationalistes, culturels ou religieux. Je me souviens d’un rêve récurrent alors que je savais à peine parler: j’avais une taille de géant, et depuis l’espace, je voyais la Terre sous deux aspects : soit dans des tons sombres, chaotique, fragmentée et emprisonnante, comme si l’ensemble de sa surface était faite de papier mâché déchiré et sali, soit dans des tons blancs et remplis de lumière, d’une structure cristaline et parfaite, dégageant une harmonie, une liberté et une unité indescriptibles - qualités que j’étais venu promouvoir.

Durant ma courte scolarité, j’ai principalement joué le rôle du perturbateur, alliant humour et perspicacité pour secouer l’étouffant sérieux de mes professeurs et camarades. A quinze ans, aucune école ne voulait plus de moi. Aujourd’hui, je vois cela comme une bénédiction, la fin bienvenue d’un pénible lavage de cerveau. Mais mon allergie envers l’école n’avait pas éteint ma curiosité.

Vers dix ans, j’ai dévoré les livres de Lopsang Rampa sur les pratiques spirituelles tibétaines, ce qui m’a permis de découvrir à la fois mes aptitudes pour le voyage astral et d’apprendre que je devais m’en abstenir: je n’étais pas venu pour ça. Durant la même période, j’ai lu "La Vie des maîtres" de Baird T. Spalding. Cet ouvrage m’a profondément marqué, décrivant une manière de vivre illimitée et sacrée, un état d’être imbibé d’amour, de puissance et de compassion. Il apportait une crédibilité à mes intuitions et “souvenirs”: la "vraie vie" n’était pas cette pauvre existence dans laquelle les grandes personnes voulaient m’enfermer. C’était aussi l’époque hippie: cette atmosphère de liberté m’a offert une joyeuse plateforme d’exploration de nouveaux paradigmes. J’ai étudié diverses religions, cosmogonies, légendes et mythes, prospecté l’histoire, l’ésotérisme, la philosophie, la science et je me suis gavé de science-fiction; tout cela m’a permis de multiplier les perspectives sur la réalité.

Assez rapidement, j’ai été sollicité pour entrer dans des organisations spirituelles - dans lesquelles des amis ont "fait leurs grades" - mais d’instinct, j’ai refusé, adoptant une attitude d’insouciance propre à décourager les meilleurs évangélistes. J’ai conservé ce comportement de non engagement jusqu’au début des années 80, voyageant, travaillant parfois, observateur incognito des affaires humaines. Jusqu’au jour où, en Afrique, j’ai échappé à la mort grâce à un miracle tellement énorme que mon insouciance a disparu d’un coup. Je suis rentré en Europe et me suis activement engagé dans des mouvements écologiques et non violents. Mais pas pour longtemps..

aynbio2En effet, si la protection de notre planète et le respect de toute vie me tenait à coeur, je me suis vite senti frustré dans ces mouvements militants. Leur intention était louable, mais à mes yeux, ils faisaient preuve d’une dangereuse ignorance du fonctionnement de la conscience humaine. Ils étaient souvent intolérants, trouvaient leur motivation dans la lutte et semblaient aveugles au fait qu’à travers leurs attitudes, ils généraient plus de chaos et de division qu’ils ne réglaient de problèmes. Je passai pour un hérétique en leur expliquant que le meilleur moyen de changer le monde est de changer d’abord l’image intérieure que l’on se fait du monde, puis seulement d’agir - et mis un terme à mes activités militantes pour plutôt me consacrer à la révolution de l’esprit.

Je me suis alors investi dans divers mouvements métaphysiques, spirituels et "New Age". J’ai fait un peu de journalisme, traduit différents livres, fait du conseil en entreprise et de l'informatique et surtout, j’ai étudié comment les êtres humains créent leurs propres prisons psychiques. J’ai adoré les livres de Seth, et passionné par le rôle des croyances dans la réalité humaine, j’ai suivi toute la formation Avatar et donné quelques stages avant de prendre à nouveau distance, en désaccord avec l’organisation. Au début des années 90, j’ai aussi traduit des ouvrages de Chris Griscom, qui m’a invité à faire la traduction de ses conférences dans les pays francophones.

C’est à cette occasion que j’ai rencontré ma compagne Barbara, alors coordinatrice des activités de Chris en Europe. Et là, tout s’est accéléré. Nous avions au départ le projet de créer un centre spirituel "différent", où l’on apprendrait en célébrant la vie plutôt qu’en s’en privant. Mais il y avait d’autres priorités... Au bout de deux ans de voyages et de recherches, nous n’avions plus un sou et nous étions profondément engagés dans un processus de purification: revisitant nos attitudes, certitudes, attentes, idéaux et mesquineries relationnelles. Graduellement, notre arrogance spirituelle s’est trouvée anéantie au cours d’une succession d’expériences superbement orchestrées par les départements supérieurs.

Vers 1996, libérés du besoin de convaincre, nous avons commencé à accueillir des petits groupes à la maison pour des soirées d’information où nous présentions certaines informations choisies sur les changements planétaires et l’ascension. Ces soirées ont connu un certain succès, au point que nous avons recommencé à organiser des stages enseignant différentes approches du corps de Lumière: Fleur de Vie, activation ADN, Merkaba, Vortexija, nettoyages énergétiques, etc.... Parallèlement, j’ai lancé la "Bear Tribune", petit journal dans lequel je partageais réflexions et informations sur l’évolution de la conscience et la situation planétaire. J’ai aussi réalisé un site web sur ces sujets.

Et puis, au tournant du millénaire, le projet de centre d’accueil que nous avions abandonné s’est réalisé presque de lui-même... En quelques mois chargés de coïncidences, nous avons trouvé le lieu idéal dans la montagne valaisanne pour développer nos activités. Entourés de nature, nous disposions d’assez de place pour accueillir les gens en Bed & Breakfast, pour organiser des séminaires résidentiels et pour faire fleurir d’autres projets.

Après quelques années d’organisation de séminaires et ateliers de “développement personnel” dans notre nid d’aigle valaisan, nous avons jeté l’éponge en finissant par reconnaître qu’au sortir de ces événements, les participants nous semblaient plus confus et déconnectés du réel qu’à leur arrivée. J’ai conservé mes activités de conseil et de coach, partageant volontiers mon expérience avec des particuliers et des entreprises.

Avec le recul, je me rends compte que mes activités éducatives ne pouvaient pas se déployer tant que je n’avais purifié mes émotions, mes intentions et mon regard sur le monde: tant que je n’avais pas atteint suffisamment de clarté. J’ai toujours eu beaucoup de facilité à voir les mensonges dans lesquels les gens s’emprisonnent et les stéréotypes dans lesquels la conscience collective est engluée. Par contre, j’ai mis longtemps à comprendre que mon attitude critique et supérieure aggravait les problèmes et bloquait mon évolution. Piégé dans le jeu des polarités, j’ai souvent demandé au monde d’aller mal pour lui démontrer ma santé, restant aveugle à l’Unité que je préconisais dans mes discours. J’ai fini par reconnaître que toute pensée, toute intention, toute parole et tout acte ont une influence décisive sur la réalité au sens large. La seule manière de faire naître une nouvelle réalité, c’est en partant du coeur, en se fondant sur une conscience dépolluée.

invisibleCette dépollution de la conscience m’apparaît d’autant plus importante que les événements s’intensifient. La multiplication des névroses individuelles a produit un indescriptible chaos planétaire qui s’aggrave de jour en jour. Manifestement, l’espèce humaine est devenue folle. Elle s’active frénétiquement à précipiter sa propre extinction.

Pour éviter cette issue fatale, nous devons nous débarrasser de millénaires d’habitudes, de certitudes, de loyautés aux anciens systèmes et de complaisances envers le passé. Tout ce qui limite la conscience au niveau du petit moi historique doit être brûlé dans un processus alchimique de transformation. A cet égard, très peu d’enseignements spirituels actuels peuvent encore nous être utiles ; la plupart sont imprégnés des énergies et des modèles dont nous devons absolument nous défaire - sans même parler de cette tendance grandissante qu’ont les gens à vouloir emprunter l’autoroute à péage de l’illumination.

Aujourd’hui, j’encourage les gens à retrouver leur souveraineté, à revisiter l’histoire humaine et les croyances dans lesquels ils fonctionnent sans le savoir - à reprendre la responsabilité de leur propre histoire. Je pousse chacun à quitter ce monde en noir ou blanc, en bien ou mal. Comme cela passe presque toujours par l’effondrement de croyances et d’espoirs, par de petites morts, cela demande beaucoup d’amour.

Alain-Yan Mohr
Mise à jour 2015

J’ai écrit cette bio en 2000, à la demande de Lichforum, un journal germanique centré sur le travail de lumière qui proposait une rubrique "Etres sur le chemin". Dans ce cadre, ses éditeurs m’avaient proposé de leur envoyer un texte d’une page retraçant les principales étapes de mon parcours d’éveil.

C’est un exercice extrêmement intéressant à faire, qui permet de faire ressortir les éléments marquants et les tournants d’une vie, de redécouvrir le fil rouge qui sous-tend notre progression...

Je vous recommande l’exercice.

 

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