Les réalisations les plus trancendentales surgissent toujours là où on les attend le moins.
J’écoutais les infos du soir, prix du pétrole qui monte, attentats à Bagdad, chute libre de Swiss airlines, et j’en passe, vous connaissez le refrain, lorsque la cause profonde m’est apparue en une succession d’images animées :

Zoom arrière, dans le temps, l’espace et les dimensions. Comme une espèce de système de poupées russes, je sortais successivement de systèmes embriqués les uns dans les autres. Et je me retrouve spectateur invisible, dans une chambre d’adolescent, avec un sale gamin boutonneux qui, un mégot douteux au bec, une dégaine à faire peur, gratte une guitare électrique avec un amateurisme affigeant, produisant des sons étourdissants et horripillants. 

Chaque "note" jouée provoque des vagues multidimensionnelles qui pénètrent toutes les dimensions incluses, provoquant autant de crises du pétrole, d’attaques cardiaques, de montées conservatrices, de coups d’Etats au niveau de la plus petite poupée.

La porte de la chambre s’ouvre à la volée, un homme visiblement en colère explose:
- "Fils, je t’ai déjà demandé baisser le son quand tu t’entraines avec ce foutu instrument! Et de plus, tu ferais mieux de commencer par apprendre le solfège, c’est insupportable! Tu maltraites tout l’univers avec cette cacophonie! Respecte au moins l’harmonie inhérente de cette Création!
- Oh, merde! Papa, tu vas pas recommencer avec tes sermons traditionnels! Ouvre les yeux! Il est pourri, ce système, faut que ça change! Et le plus tôt sera le...

Je m’éclipse, en entendant l’écho du rire d’une partie de moi-même qui réside douze poupées au-dessus.

...et maintenant, la météo, qui vous est offerte par...