Durant l’été 1993, en préparation des élections, les libéraux genevois ont présenté leur "Projet pour Genève". Imprimez cette archive, ca vaut la peine. Vous la montrerez à vos petits-enfants d’ici quelques dizaines d’années, question de rire un coup. 

Ci-dessous, mon grain de sel, qui m’a valu de grandes discussions avec un des auteurs du projet.

Courrier de lecteurs, 10 juillet 1993

Au secours ! En présentant leur "Projet pour Genève", les libéraux viennent de battre haut la main le record du n’importe quoi. Mais comment ont-ils osé? 

Un tel aveuglement est tout simplement intolérable, surtout de la part de "responsables" politiques. Le "Projet pour Genève" a tout simplement 40 ans de retard ! Nous ne sommes plus au début des années 50, mais en 1993, et tout a changé.

Dans une société qui crève de manque de sens à force d’avoir pris l’individu pour un montant de dollars, les libéraux ont sué 18 mois sur leur copie pour nous proposer de rajouter 150’000 consommateurs ! Ils ont en plus le culot d’appeler ces consommateurs des "âmes". L’heure est grave !

La crise actuelle est la conséquence du bétonnage de la conscience et des espaces verts. Lorsque l’individu n’a plus d’autre choix inspiration que de travailler ses huit heures, payer ses factures et subir les inepties des grilles de programmes TV, la névrose, le crime et l’absurdité augmentent en flèche. Ca fait des décénnies que l’on s’appauvrit spirituellement à coup de confort, de sécurité et de gadgets insipides, et les libéraux nous proposent de continuer comme ça avec deux fois plus de gens ! Sous le couvert de considérations économiques, ils veulent carrément organiser un suicide collectif !

Je suis estomaqué devant pareille ignorance. J’espère de tout mon coeur qu’il reste assez de bon sens aux Genevoix pour mettre les auteurs de ce projet en maison de retraite.